Après le final de Soeurs, Lola Dewaere révèle que la vérité sur Élodie/Élisabeth renverse tout : identité, secrets et gémellité laissent un suspense troublant.
Deux semaines d’intrigue, de secrets familiaux et de fausses pistes : la série Soeurs vient tout juste de s’achever sur France 2, laissant derrière elle une communauté fascinée par un final ouvert. Au Festival de la Fiction de La Rochelle 2026, c’est la comédienne Lola Dewaere, interprète d’Élodie et Élisabeth, qui s’est confiée sur les zones d’ombre et les choix étonnants du dernier épisode. Derrière les apparences lisses de ces jumelles se cachait une complexité à double tranchant, et la révélation de l’ultime épisode a retourné les pronostics : qui, entre Élisabeth et Élodie, manipulait vraiment l’histoire ? Brisons le silence, immersion dans les coulisses de cette conclusion intrigante.
Fin de “Soeurs” : les secrets d’Élodie bouleversent tout

Jusqu’au dernier acte, Soeurs jouait avec les certitudes du public. Lola Dewaere, interrogée sur la conclusion, partage que la clé du mystère dépasse les clichés sur la gémellité. Alors qu’Élodie paraissait être la jumelle la plus « rangée », c’est en réalité elle qui portait les secrets menaçant de tout faire basculer. L’actrice le souligne en toute franchise : « On pense qu’Élodie a une vie beaucoup plus rangée, beaucoup plus simple, beaucoup plus cool. Et au final, on va se rendre compte que la plus nébuleuse des deux, et la plus rock’n’roll, ce n’est pas forcément Élisabeth. » Ce retournement résonne comme une gifle dans l’univers des séries françaises où l’apparence trompe souvent le spectateur : l’identité d’Élisabeth se dissout dans celle de sa sœur, ouvrant la voie à une nouvelle existence, plus libre, certes, mais non dénuée d’ambiguïté morale.
Le scénario ose : Élisabeth décide de quitter son ancienne vie en choisissant de rester dans la peau d’Élodie et de partir, geste ultime pour reprendre le contrôle sur une existence qu’elle ressent comme étroite. Cette inversion d’identité garde une part de « malsain », concède Lola Dewaere, mais révèle surtout la soif de liberté d’Élisabeth : « Je pense qu’elle s’ennuyait dans sa vie déjà. C’est une manière aussi de pouvoir avoir une certaine liberté, ne serait-ce que pour mener l’enquête, encore une fois. » Au moment du départ, le choix de rester dans la peau de la sœur – quitte à redessiner complètement sa trajectoire – pose une question vertigineuse : jusqu’où aller pour se sentir enfin à sa place ?
La gémellité revisitée : quand la jumelle n’est pas celle qu’on croit
Si la révélation finale marque, la dynamique entre Élodie et Élisabeth reste un fil rouge tout du long. La série s’amuse : certaines jumelles se lisent comme un livre ouvert, d’autres cultivent leur « jardin secret », quitte à ébranler les fondations mêmes de la famille. « Elle lui en veut presque de lui avoir caché des choses », explique la comédienne, évoquant ce mélange de trahison et d’admiration entre sœurs. La complexité de ces liens dépasse l’enquête et plonge le spectateur dans une réflexion intime sur le secret : connaître l’autre, est-ce vraiment tout savoir ?
L’enquête finale, conduite par les deux policières de la série, apporte une touche de suspense supplémentaire : l’une d’elles avait “tout compris” dès le départ, mais garde sa conviction pour elle, tant le cas lui paraît incroyable. À travers cet artifice scénaristique, Soeurs célèbre une gémellité contemporaine, tout en brisant le mythe de la transparence entre jumelles. Le choix d’Élisabeth d’abandonner sa propre vie relance le débat sur l’identité : selon Lola Dewaere, « Oui, qu’elle n’était pas à sa bonne place. » Un aveu qui éclaire, tout en laissant planer le doute sur la suite de ce destin bouleversant.