Juliette Plumecocq-Mech (À l’instinct) se confie sur son rôle : “Comme Oriane, je suis maladroite dans les relations humaines”
A l’occasion de son retour dans un nouvel épisode d’À l’instinct, diffusé vendredi 28 août 2026 sur France 2, Juliette Plumecocq-Mech a accordé une interview. Son personnage, le retour du public, ses rôles au théâtre, ses projets… Elle dit tout.
Bonne nouvelle pour les amateurs d’À l’instinct, la série de France 2 est de retour à l’antenne ! La chaîne propose en effet un nouvel épisode ce vendredi 28 août 2026. S’il s’agit de la quatrième enquête pour Christopher Bayemi, l’interprète du capitaine Téva Royer, le flic à l’acuité sensorielle très développée, c’est la troisième pour Juliette Plumecocq-Mech, qui a succédé à Charlie Bruneau.
L’annonce de la diffusion de cet épisode inédit a été l’occasion d’une rencontre avec la comédienne, parfaite dans le rôle de la commandante Oriane Girard, qui dirige la DZPJ de Lyon, une unité spécialisée dans les affaires étranges et mystérieuses. Si son personnage était au départ désarçonné par son partenaire, Oriane et Téva sont de plus en plus complémentaires.
À l’instinct : Juliette Plumecocq-Mech dévoile son point commun avec Oriane

Les chakras d’Oriane, flic terre à terre et réfractaire aux méthodes de son partenaire au départ, semblent de plus en plus ouverts, non ?
Juliette Plumecocq-Mech. Elle s’est fabriqué une carapace mais comprend que le contact de Téva lui fait du bien. Si elle est plus perméable à ses émotions, se rapprocher de sa sensibilité la fragilise. J’aime qu’elle soit bouleversée et “bouleversable”, ça la rend touchante.
Si elle a passé un cap, les câlins en revanche, ce n’est toujours pas son truc…
Non, pas encore. [Elle rit.] Comme Oriane, je fais partie de ces gens maladroits dans les relations humaines.
Quels sont les retours du public dans la rue ?
Extrêmement bienveillants. C’est un plaisir. Les gens qui me parlent sont d’ailleurs très délicats et me disent qu’ils ne veulent pas me déranger. C’est la grande différence avec le théâtre. Au théâtre, on entend les spectateurs dans la salle et on les croise à la sortie, mais à la télé ou au cinéma, c’est plus ingrat car nous n’avons pas de retour direct.
Alors surtout, qu’ils ne s’en privent pas, qu’ils n’hésitent pas à venir me parler. Sachez que les acteurs et les actrices en ont besoin, c’est important et, encore une fois, c’est toujours un grand plaisir.
Juliette Plumecocq-Mech explique pourquoi elle a joué beaucoup de rôles masculins
Justement, vous avez fait trente-cinq ans de théâtre où vous avez interprété beaucoup de rôles masculins. Pourquoi ?
J’étais très androgyne et, lors des premiers castings que j’ai passés pour des rôles féminins, on me disait que j’étais trop grande ou que je ne correspondais pas. Le théâtre classique a été largement écrit par des hommes et les rôles de femmes y sont souvent restreints. C’est-à-dire qu’il s’agit d’une femme délaissée, d’une prisonnière, de “il m’aime/il ne m’aime pas”…
Ce ne sont jamais des femmes de pouvoir ou des ambitieuses, sinon elles sont prétentieuses. Moi, j’ai pu être soldat, roi, arnaqueur, j’ai été Lancelot, j’ai tué des dragons… J’ai adoré sauver des princesses ! [Elle rit.] J’ai pu porter des costards, je n’étais pas limitée par une robe ou un chignon !
Outre la saison 2 deCat’s Eyes, attendue sur TF1, où vous verra-t-on ?
Dans Un dimanche de chasse avec Pierre Perrier [une fiction qui sera diffusée le mercredi 2 septembre sur France 2, ndlr]. Je vais jouer dans la suite de Bêtes de flic avec Fred Testot et On s’en fichait de demain, un format pour les réseaux né de l’envie de faire des choses sans attendre que l’on nous appelle.