“Perdre son enfant, il n’y a rien de pire” : Yannick Alléno revient sur la mort brutale de son fils Antoine
Malgré l’été, France 2 propose des épisodes inédits des Rencontres du Papotin. Ce samedi 25 juillet, c’est Yannick Alléno qui a ouvert les portes du Pavillon Ledoyen pour accueillir la rédaction du magazine. Le chef triplement étoilé est notamment revenu sur la mort de son fils Antoine, fauché par un chauffard en 2022.
Alors que de nombreux programmes prennent une pause cet été ou sont en rediffusion, France 2 mise sur de l’inédit avec un nouveau numéro des Rencontres du Papotin ce samedi 25 juillet à 20h30. Avec un petit changement de décor pour l’occasion. Exit l’Institut du monde arabe, où le magazine se tient habituellement, c’est au Pavillon Ledoyen sur les Champs-Élysées, que les journalistes atypiques se sont rendus afin de rencontrer Yannick Alléno.
Chef le plus étoilé au monde avec 18 macarons au Guide Michelin, le cuisinier de 57 ans revient notamment sur sa passion pour la cuisine et l’exigence de son métier. Sans oublier la mort brutale de son fils Antoine, fauché par un chauffard alcoolisé en 2022 alors qu’il n’avait que 24 ans. Une séquence riche en émotions dans l’émission.
“Mon fils me manque beaucoup” : le bel hommage de Yannick Alléno à son fils Antoine, décédé en 2022, dans Les Rencontres du Papotin

Après avoir expliqué à Akli qu’il avait toujours ses parents, Yannick Alléno revient sur l’accident qui a coûté la vie à son fils Antoine. “Un monsieur a volé une voiture et lui est rentré dedans en plein Paris”, pose-t-il. “Il était arrêté à un feu rouge. Il a pris la voiture dans le dos. Il avait 24 ans“, poursuit-il. “Mon fils me manque beaucoup“, glisse Yannick Alléno, très ému.
“Ce qui nous est arrivé, je ne le souhaite à personne. Antoine a été percuté de plein fouet. J’ai vu mon fils par terre”, poursuit-il. Et d’ajouter : “Après ça, ta vie et ton regard sur les choses changent complètement. Il te manque une grosse partie de toi-même.“. Pour autant, le chef assure qu’il “faut survivre” pour ceux qui restent, à commencer par son autre fils Thomas et la maman d’Antoine.
“Tous les jours, il y a deux à trois gamins qui meurent sur les routes en France” : Le message fort de Yannick Alléno sur les victimes de la route
Mais quand Otto lui demande s’il a pardonné au chauffard qui a ôté la vie de son fils, la réponse est catégorique. “Non. C’est impardonnable.” Malgré ce drame, la famille d’Antoine Alléno a créé une association pour venir en aide à d’autres familles de victimes d’accidents de la route, “première cause de mortalité des jeunes en France”.
“Depuis qu’Antoine est parti, il y a eu 3000 gamins qui sont morts en France suite à des accidents. Je tiens les comptes aujourd’hui. Le mois dernier, 66 enfants de moins de 25 ans ont perdu la vie. Tous les jours, il y a deux à trois gamins qui meurent sur les routes en France”, assène-t-il.
“Ce qu’on essaie de faire, c’est de venir en aide aux familles qui ont perdu un enfant. Avec l’association, on dit aux familles qu’elles ne sont pas seules. On essaie de les aider dans le moment le plus critique de la vie, le moment où tu perds ton enfant. Parce qu’il n’y a rien de pire“, conclut Yannick Alléno.