Constance Gay révèle le final surprenant de la mini-série L’Été 36, une fiction historique plébiscitée qui ne connaîtra pas de saison 2 sur TF1.
Icône montante de la scène audiovisuelle française, Constance Gay s’est imposée dans le rôle intense de Léonie Morel, à l’affiche de la mini-série événement L’Été 36 sur TF1. Portée également par Nolwenn Leroy, Sofia Essaïdi et Julie de Bona, cette fiction en costumes a séduit des millions de téléspectateurs. La série, diffusée jusqu’au 1er juin 2026, a tenu en haleine le public sur plusieurs semaines grâce à ses rebondissements et une ambiance historique soigneusement reconstituée. La diffusion des deux derniers épisodes a dévoilé l’épilogue d’un récit sous tension, avec les identités des coupables, les choix moraux et le destin collectif au premier plan. Mais que penser de ce final qui prend tout le monde à contrepied ? Et la série reviendra-t-elle à l’écran ? Constance Gay, lucide et sans filtre, a livré sa réaction auprès de Télé-Loisirs.
Final de L’Été 36 : révélations sur le meurtre de Jacquart et surprise générale

Attendue comme le sommet du suspense, la soirée du 1er juin 2026 a vu TF1 boucler L’Été 36 sur deux ultimes épisodes hautement suivis. Avec 3,5 à 3,1 millions de téléspectateurs pour ses précédentes diffusions, la série s’impose comme l’un des gros succès de la saison. Le cœur de l’intrigue : le mystère entourant la mort du procureur Jacquart et du directeur d’hôtel Edgar Guiraud. Jusqu’au bout, la tension ne faiblit pas : alors que Raoul Delaunay (Pascal Elbé) est présenté comme le coupable et arrêté, la révélation sème le trouble : ce sont en réalité Anne-Marie Meunier-Dauphin (Camille Japy) et Marthe Pontavice-Caron (Miou-Miou) qui se trouvent derrière les assassinats.
La série joue sur le faux-semblant narratif : Raoul, personnage à la fois sombre et ambigu, est arrêté, tandis que Léonie, Blanche, Eugénie et Giulia scellent le secret et estiment justifié ce sacrifice juridico-moral : “Raoul est un criminel ayant tué Félix et ses victimes étaient de ‘mauvaises personnes’.” Le choix radical des héroïnes résonne avec le profil du condamné, décrit frontalement par Constance Gay dans un portrait sans détour : « un gros co…rd antisémite, nazi et violeur de femme ».
Constance Gay, elle-même, confie sa surprise la plus totale : « J’ai été surprise. Je ne m’y attendais pas du tout et, jusqu’à l’épisode 5, je n’avais aucune idée de ce qui se tramait ni de l’identité du ou des auteurs des meurtres. Je me suis même demandé : Et si ce n’était pas Léonie ?! » Un twist scénaristique qui bouscule et relance les discussions, prouvant la vitalité du récit et la capacité des auteurs à conserver la tension jusqu’au terme.
L’Été 36 : pourquoi il n’y aura pas de saison 2 selon Constance Gay
Face à l’enthousiasme du public, une question s’impose : L’Été 36 connaîtra-t-elle une suite ? Constance Gay balaie l’hypothèse et clarifie avec assurance : « Je ne spoile rien : il n’y aura pas de suite. L’Été 36, c’est comme Le Bazar de la Charité ou Les Combattantes, ce sont des mini-séries avec un nombre limité d’épisodes. Ça s’arrête donc au sixième ! » Difficile pour les fans d’accepter la fin d’une aventure aussi fédératrice, mais la comédienne assume cette identité de mini-série, à la manière des grandes fresques événementielles qui font désormais la réputation de TF1.
Ce pari éditorial s’accompagne d’une réflexion sur la notion de justice et d’engagement collectif. Constance Gay n’élude pas la dimension morale : « Je voulais faire du droit mais j’ai une vision de la justice à l’italienne : quand quelqu’un viole ou tue, et qu’on sait qu’il peut recommencer, ce n’est pas un problème de faire des choses illégales. Ce n’est pas bien mais c’est comme ça ! » Un ton réaliste qui ancre la série dans l’air du temps, davantage portée sur la justesse humaine que sur la formule classique du happy end.
Résultat immédiat : pas de saison 2, mais une trace profonde laissée par la fiction, saluée aussi bien pour son casting que pour son propos engagé. TF1, après le succès public et critique, peut se féliciter d’avoir proposé cette fresque rythmée, emmenée par des personnalités féminines puissantes dont Constance Gay, révélée plus que jamais comme une incontournable du petit écran français.